Mémorial du Camp des Milles

Le Camp des Milles est le seul camp d’internement et de déportation français resté intact après la Seconde Guerre mondiale. Il est depuis 2012 un indispensable lieu de mémoire, où se recueillent et s’instruisent de très nombreux visiteurs chaque année.

Le camp fut ouvert en 1939 dans une ancienne usine de la commune aixoise. Y furent d’abord envoyés – pour emprisonnement - des « sujets ennemis » ou « indésirables », étrangers et antifascistes. Puis, en 1942, ce furent des milliers de Juifs qui y transitèrent avant de partir pour Auschwitz. La « zone libre » enverra ainsi non moins de 10 000 Juifs en Allemagne.

Honte de la région et de la France, l’existence du camp fut longtemps taboue. Mais des témoignages d’anciens prisonniers brisèrent petit à petit le silence et vers la fin des années 1970 les universitaires entamèrent des travaux de recherche. Au début des années 1980 fut annoncée la destruction prochaine de la « salle des peintures murales » - de nombreux artistes et intellectuels avaient en effet été internés au Camp des Milles : Max Ernst,  Hans Bellmer, Max Lingner, Alfred Kantorowic, pour ne citer qu’eux (on compte environ 350 œuvres réalisées au Camp des Milles). Face à cette annonce, d’anciens déportés et des intellectuels se joignirent au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ainsi qu’à la Mairie d’Aix-en-Provence pour réclamer le classement du lieu. Il fut obtenu en 1982.

Le Camp des Mille déploie désormais un parcours éducatif destiné aux visiteurs de tous les âges, en trois volets. Le volet historique rappelle le contexte international, explique l’histoire du site et de ses acteurs ; le volet mémoriel permet au public de voir les traces laissées par les prisonniers et d’entendre les témoignages des rescapés ; le volet réflexif, enfin, invite le visiteur à s’interroger sur les racines de cette abomination que fut la Shoah.

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